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PRAZSURARLY.COM

13
MARS
2010

 

1er : Site associatif
3ème : Site mer et montagne

HORAIRES D’OUVERTURE HORS SAISON
. Lundi au Vendredi
9h - 12h et 14h - 17h
. le Samedi : 9h - 12h

OFFICE DE TOURISME

BP 30
74120 Praz sur Arly
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Tel. 04 50 21 90 57

Les contrebandiers du Val d'Arly

Lorsque la Savoie devient française en 1860, une zone franche, exempte de taxes, est créée. Praz-sur-Arly en fait partie. La frontière de cette zone est la limite avec Flumet. Les habitants organisent alors un vaste réseau de contrebande avec le reste du Val d’Arly.

L'histoire de la région a vu nombre de bouleversements au cours des siècles. Cela était dû d'abord à la situation géographique de la Savoie, confinée entre la Suisse, la France et l'Italie. Dépendant longtemps du royaume de Piémont Sardaigne, la Savoie devint française en 1860.
Elle fut alors scindée en deux départements. La Suisse, qui espéra un temps récupérer ce vaste territoire, réclama alors la création d'une zone franche, démilitarisée et exempte de taxes. La frontière se situait aux abords de Praz sur Arly, à l'entrée des gorges de l'Arly. Notre village disposait d'avantages économiques que nous enviait nos voisins de Flumet et de Notre-Dame de Bellecombe. La vie étant beaucoup moins chère de notre coté de la frontière, de fructueuses relations s'organisèrent. Les contrebandiers du Val d'Arly étaient nés.

Les paysans trouvaient dans la contrebande un revenu supplémentaire fort appréciable. Faire passer en fraude du sucre ou du tabac pouvait rapporter jusqu'à un mois de salaire en un seul passage... de quoi faire réfléchir.
Certains se souviennent que, lors de mariages entre Pralins et Bellecombaises, les femmes cachaient des quantité incroyables de produits sous leurs jupes et qu'elles passaient en chantant devant le poste de douane.
Parmi les histoires célèbres qui opposèrent les douaniers aux contrebandiers, celle d'un rusé pralin (voilà un bel euphémisme) qui paria aux gardiens de la frontière qu'il passerait un pain de sucre, et ce quoi qu'ils fassent. L'homme se présenta donc devant le poste de contrôles par un froid matin d'hiver. Il fut fouillé et les douaniers ne découvrants rien, passa sans être inquiété. Mais, dès qu'il eut franchi le poste, il sortit soudain un long fil qu'il avait déroulé au nez et à la barbe des douaniers. Un grand coup sec dévoila un traîneau rempli de sucre qui glissa sous les yeux ébahis des douaniers. Un coup dont ils eurent du mal à s'en remettre.
La zone franche sera maintenue jusqu'en 1923, date à laquelle l'État français décida de mettre un terme à cette situation ; et avec elle, la fin des contrebandiers du Val d'Arly.

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