| Remontées mécaniques : la création d’une société |
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Après quelques essais dans les années 1930, il faut attendre vraiment l’après-guerre pour voir apparaître les premières véritables remontées mécaniques. Cela va lancer le ski à Praz. Une longue évolution jusqu’à l’actuel Espace Diamant. |
Il aura fallu attendre les années d’après-guerre pour voir apparaître de réels projets de remontées mécaniques et, surtout, la création d’une société. C’est l’histoire de cette société que vous allez découvrir ici. Les sports d’hiver existaient déjà depuis 1949 et un autre téléski indépendant fut créé dans les années soixante. Ces grands moments seront l’occasion d’un plus long développement l’année prochaine, à l’occasion du soixantième anniversaire de la station. ![]() Voici 50 ans, quatre pionniers, aussi téméraires que visionnaires, créaient la Société de Développement Touristique de Praz sur Arly. En 1947, l’initiative apparaissait comme un pari un peu fou. Le tourisme était à ses balbutiements et rien ne permettait de croire à un réel développement des sports d’hiver en ces années d’après-guerre. Pourtant plusieurs pralins y croient : François Bouvet et Mr Socquet-Hilaire, alors maire de Praz s’associent avec Eugène Rubin et Mr Bardel de Sallanches. Eugène Rubin dirige déjà les Lainières de Megève. Il est nommé gérant de la société anonyme des remontées mécaniques dès sa création. Ils sont soutenus par les premiers hommes à l’origine de la station, notamment Aldo et bien sûr Armand Arvin-Bérod. La création de l’ESF en 1945, c’était déjà eux ! En 1951, Armand Arvin-Bérod prend la direction des remontées mécaniques tout en continuant son métier de moniteur de ski. A l’époque, peu de personnes travaillaient dans le tourisme, En 1958, la société est revendue à d’autres pralins et à Mr Pluvinage. Armand Arvin-Bérod conserve son poste. Le directeur des remontées aspire à du matériel moderne et capable d’accueillir plus de skieurs. Le drainage du marais facilite l’aménagement des installations. Le téléski est démantelé et laisse place à une nouvelle remontée à l’endroit exact où se trouve l’actuel téléski des Varins. Le nom de Combe Noire demeure. Les piliers ne sont plus en bois mais métalliques. La construction est assurée par Montaz-Mautino sous licence… Poma, son principal concurrent et créateur du modèle en question. Le téléski dispose d’un débit de 300 personnes à l’heure (900 pour les Varins actuellement) pour une piste de 952 mètres (1 km aujourd’hui). Praz sur Arly croît rapidement à la fin des années 70. Le village devient plus connu et s’affirme comme une station familiale par excellence. Rançon du succès, les propriétaires des remontées ne peuvent plus financer le développement du domaine skiable. A partir de 1981, la Mairie devient l’aménageur du domaine skiable avec dans un premier temps la construction du télésiège de la Varoche et du téléski du Mans. Le télésiège est évolutif : sa conception doit permettre d’évoluer soit en débrayable, soit en télécabine, à l’instar de celui du Jaillet à Megève. Le projet définitif prévoit de monter jusqu’au Crêt du Midi dès qu’une solution sera trouvée pour « passer » la falaise des Tendues. Cette falaise sera à plus d’un titre un frein au développement de la station. Sous l’impulsion de Max Gruz, la Mairie rachète la totalité de la SA des Remontées Mécaniques en 1983 et la transforme en SEM (Société d’Economie Mixte). L’envolée des coûts d’installation et d’entretien, difficilement supportables pour des particuliers, y est sans doute pour beaucoup. En 1986, Armand Arvin-Bérod prend une retraite bien méritée. Cet homme a sans conteste marqué l’histoire des Remontées Mécaniques de Praz sur Arly. Il a consacré 40 ans de sa vie aux remontées mécaniques, dont 35 ans à la direction de la société. Un parcours pour le moins exceptionnel… Le village, lui, a beaucoup changé durant toutes ces années. La commune s’est étendue et les possibilités d’accueil ont fortement évolué. Il est toutefois important de noter que Praz sur Arly existait bien avant l’arrivée du ski-loisir. Le village a grandi avec les remontées tout en conservant son identité. Rien de comparable donc avec les stations champignons des années 70. Une différence qui se retrouve dans l’ambiance de ce val perché du Pays du Mont-Blanc. Le domaine skiable de Praz a acquis une dimension nouvelle avec l’avènement du télésiège de Ban Rouge en 1990. Le secteur de Ban Rouge, c’est une immense étendue de fabuleux hors-pistes. C’est également une vue extraordinaire sur le Mont-Blanc et les vallées environnantes. Ban Rouge a offert ses lettres de noblesse au domaine de Praz, des lettres aux airs de sommet pour la petite station haut savoyarde qui nourrit encore de nombreux projets. A Noel 2005, la liaison de Notre-Dame-de-Bellecombe avec Les Saisies permet à la station de faire partie de l’Espace Diamant soit 85 remontées mécaniques et 154 pistes (185 kilomètres actuellement). En janvier 2008, le Maire inaugure avec la société Labelle montagne du groupe Remy-loisirs (gestionnaire depuis 2006), le télésiège débrayable 6 places du Crêt du Midi qui permet de gravir 700 mètres de dénivelé en 7 minutes, tout en confort. Le récit de ces 60 années est un hommage à tous ceux qui ont participé à cette longue épopée. C’est aussi un formidable tremplin vers l’avenir de la station dont le succès s’affirme d’année en année. Praz sur Arly a choisi de rester une vraie station-village et tout semble lui donner raison.
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